Archives pour la catégorie Conseils à partir des termes du théâtre (de A à Z)

Acteur

 

acteur

Acteur. – Du latin agere, agir, faire. Celui, celle qui remplit le rôle d’un personnage. Certains ont tendance à réserver ces termes au cinéma et à employer de préférence, au théâtre, comédien, comédienne.*

Il est intéressant de savoir que ce mot vient du verbe latin agere qui signifie agir. Au cinéma, au moment de la prise d’une scène, le réalisateur s’écrie : « Action ! »
Le théâtre nous pousse à agir (il est d’ailleurs souvent divisé en actes).

Et vous, agissez-vous dans votre vie ? Etes-vous vraiment acteur de votre vie ?

Je vous entends d’ici pousser des hauts cris de protestation :
« Hé là, doucement ! Je marche, je cours, je mange, je bois, je fais l’amour ou pas, je travaille, je suis au chômage mais je cherche du boulot, je prends le métro, le bus, le tramway, je conduis ma voiture, etc. J’agis tous les jours. Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? »

Moi, rien. Mais vous, avez-vous songé à agir vraiment ? Je veux dire prendre votre vie en mains complètement comme un acteur prend celle de son personnage ?

Avez-vous pensé que vous pouvez la changer, que les techniques théâtrales peuvent vous aider à développer votre véritable personnalité et grâce à votre action – on n’a rien sans rien – donner un sens différent à votre existence ?

Essayez. Votre vie vaut le coup et de plus vous n’en avez qu’une !

*Définition extraite du Glossaire du Théâtre de André G. Boussara.

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de votre expérience. Ce blog Place au Théâtre  va vous aider à vous épanouir, peu à peu, conseil après conseil. (Votre mail ne sera jamais divulgué. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, là où il n’y a aucun théâtre.)

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Action

 

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Action : Du latin agere, agir, faire. Ce qui se produit sur scène, de par l’intervention des personnages. L’action est dite externe pour désigner les mouvements physiques, ou interne pour désigner le passage d’un état à l’autre dans le caractère d’un personnage. On désigne parfois la pièce elle-même comme « action », dans la mesure où son écriture est dramatique, visant à être jouée, contrairement aux fables qui sont destinées à la seule lecture.*

L’action est le point de départ de toute œuvre théâtrale. Oublier que le théâtre est avant tout action, que l’art dramatique (du grec δρaµa qui signifie action) doit être mouvement, c’est le contraindre à n’être qu’un bavardage. Au cinéma le réalisateur pour lancer le tournage d’une scène dit : « Action ! ». Le mot est impérieux, impératif et ne supporte aucune objection. On ne se situe pas dans le langage, on est dans la mobilité. Certes, au théâtre, les actions physiques sont limitées – on imagine mal « Mission impossible » avec effets spéciaux, cascades et voitures qui explosent. De plus, dans une salle, face à la scène, on se trouve devant un plan fixe. Le texte a donc pris une plus grande place qu’au cinéma où l’image prime. Mais il ne l’étouffe pas, il ne doit pas l’étouffer.

De plus, ne faisons pas de confusion. L’action peut être aussi psychologique. Les méandres d’une situation difficile dans laquelle se débat un personnage, peuvent être source de suspens tout autant que les aventures de Tom Cruise. Prenons par exemple le débat cornélien où Rodrigue, dans Le Cid, est tiraillé dans sa conscience entre l’honneur de venger son père et l’amour qu’il porte à Chimène, et jusqu’au bout de la pièce le spectateur va être tenu en haleine.

Il serait bon que nos auteurs actuels au lieu de se livrer à du blablabla, de s’épancher sur des états d’âme, fassent vivre davantage leurs personnages, les mettent dans des situations « dramatiques » dont le public va se demander tout au long de la représentation comment ils vont se sortir.

Il en est de même dans la vie où le discours, si noble soit-il, cache parfois un manque d’action. Les hommes politiques sont très connus pour cela et quand par faiblesse, calcul ou impuissance ils ne peuvent agir, leurs mots enrobent le sujet pour faire croire qu’ils sont dans l’action.

Nous sommes tous ainsi et avons souvent du mal à agir. Une espèce de retenue nous empêche souvent de nous lancer dans une entreprise. C’est le cas dans une relation amoureuse – Vais-je lui déclarer qu’elle ou qu’il me plaît ? C’est le cas dans un travail – Est-ce que j’ai raison de faire ceci ou cela ? Ne va-t-on pas mal interpréter ma façon d’agir ? Souvent nous repoussons le moment de l’action, par peur, par lassitude et même par bêtise. Et nous nous cachons derrière le paravent bien commode de la timidité.

Le théâtre nous fait comprendre que l’action est plus que nécessaire, elle est vitale. De son contraire, l’inaction, ne découlent aucune découverte, aucun pas en avant, aucun progrès. Méfions-nous des nourritures trop grasses, des canapés trop moelleux et des programmes de télévision soporifiques qui nous entraînent à nous laisser aller à la fille encore plus inutile de l’inaction, la paresse.

Vive le théâtre où tout bouge, tout s’agite, personnages, sentiments, situations ! L’action, c’est le contraire de l’ennui.

*Définition extraite du Glossaire du Théâtre de André G. Boussara.

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Alexandrin

 

criture Littrature

Alexandrin : Vers français de douze syllabes

Il faut bien malgré tout s’en faire une raison :
Cette façon d’écrire est passée de saison.
L’alexandrin est mort, tel un vieux mélodrame,
Il ne troublera plus jusqu’au tréfonds les âmes.
Plus personne aujourd’hui à rimer ne se risque
C’est complexe et ardu, c’est archaïque et puisque
Il disparait penaud dans un gouffre infini
Autant se l’avouer : l’alexandrin est cuit !

Il était bien vivant pourtant aux temps classiques
Et jusqu’à Cyrano au long nez fantastique
Crapahutait fougueux dans des vers impérieux.
Tantôt tonitruant, tantôt tendre et mielleux,
Et tantôt aérien comme un oiseau magique,
Il volait au-dessus d’une épopée tragique
Ou explosait de joie au cœur des comédies.
Il fut un grand seigneur pour qui pleure ou qui rit.

Mais voilà, nos auteurs friands de modernisme
Impuissants et souffrant d’intellectualisme,
Se sont sur de la prose aisément répandus
Sacrifiant le vers sur l’autel des cocus.
Ils ont fait du blabla leur œuvre dramatique
C’est beaucoup plus facile et beaucoup moins drastique.
Bientôt pour punition, seuls quelques écoliers
Devront en douze pieds tristement versifier
Se demandant comment et Racine et Corneille
Et Molière ont pu pondre en leur temps ces merveilles
Qui nous causent mêm’pas comm’ j’te cause aujourd’hui.
Il faut être bien ouf pour qu’on les étudie !

Adieu, Alexandrin, repose dans ta tombe
Tandis que des héros sans ton soutien succombent
Aux pâles expressions d’un style dans le vent.
Tu t’en vas vers l’oubli, emporté par le temps,
Même si tes beaux vers auréolés de gloire
Resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

Et vous ? Dans vous goûts théâtraux, êtes-vous plutôt classique ou plutôt moderne ? Et dans la vie, vos vêtements, vos petits plats, vos lectures ?Dites-moi ce que vous préférez.

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Anaphore

 

Débat Hollande-Sarkozy
Débat du 2 mai 2012 François Hollande – Nicolas Sarkozy

Anaphore : Répétition d’un mot ou d’une expression au début de phrases ou de vers successifs. On cite : « Ô Rome, unique objet de mon ressentiment, // Rome à qui vient ton bras d’immoler mon amant, // Rome qui t’a vu naître et que ton cœur adore, // Rome enfin que je hais, parce qu’elle t’honore. » (Corneille, Horace, Acte IV, Sc. 5).

Remis à la mode par M. François Hollande dans son fameux débat avec M. Nicolas Sarkozy, « Moi, président, etc. », l’anaphore a fait un retour en force dans le langage courant. On ne dira jamais asez l’influence du président de la république sur la culture (Non, je plaisante). Il n’empêche que tout le monde avait oublié cette figure de style, bien que les répétitions traversent tous les discours politiques depuis toujours et plus particulièrement ces dernières années où ils sont écrits dans l’ombre par d’obscurs plumitifs, espèces de Cyrano avec le panache, l’amour, l’humour et la poésie en moins.

Il se trouve que cette anaphore se rencontre plus particulièrement dans le théâtre – mais les fidèles lecteurs de mon blog Place au Théâtre savent combien théâtre et vie sont étroitement mêlés au point d’être confondus parfois. Outre l’exemple cité plus haut de Corneille, on peut signaler dans Jules César de Shakespeare le fameux « Mais Brutus est un homme honorable (And Brutus is an honourable man) » répété à l’envi dans le discours de Marc Antoine, ou « Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? » de Géronte dans Les fourberies de Scapin de Molière. Les exemples abondent et n’en déplaise aux abrutis qui ne vont jamais au théâtre, celui-ci apporte régulièrement son lot de nouvelles expressions à la langue.


Marlon Brando dans le rôle de Marc Antoine dans le film « Jules César » de Mankiewicz

Anaphore est donc un de ces mots rares qui montre la culture d’un quidam lorsqu’il est jeté dans une conversation. Il désigne en réalité une chose toute simple à son interlocuteur : « Mettez-vous bien cela dans la tête, c’est la vérité absolue, puisque je vous le répète, puisque je vous le répète, puisque je vous le répète. » Une sorte de méthode Coué qui à force d’affirmer permet de faire croire. Les hommes politiques en raffolent donc.

Et vous ? Utilisez-vous souvent l’anaphore ? Sans en faire un système de discussion, il est bon parfois pour imposer une idée, pour faire passer un message de se servir à bon escient de cet artifice. Car c’en est un, bien sûr, personne n’est dupe. Comme personne ne l’est lorsque le prestidigitateur coupe dans une caisse une femme en deux et sépare les morceaux. On se doute bien que la femme n’est pas coupée en deux mais on se demande quand même comment cela est possible, et on applaudit le tour. L’essentiel dans votre cas, est de faire passer ce que vous avez à dire. Il faut parfois marteler un message pour qu’il s’incruste dans le cerveau de celui ou ceux à qui il s’adresse. Dans le cas du président, cela lui a réussi. Pourquoi pas vous ?

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Applaudir

 

Applaudissement

APPLAUDIR v. tr. Est un emprunt du moyen français (1375) au latin applaudere, deplaudere « battre » et spécialement « battre des mains », mot expressif d’origine incertaine (Ernout et Meillet). Le geste culturel d’approuver, de célébrer en claquant ses mains existait à Rome, en même temps que celui de « chasser » par le même geste (explodere « huer », de même origine avec ex- ), là où on a plus tard sifflé.*

* “Dictionnaire historique de la langue française” dirigé par Alain Rey, avec la collaboration de Marianne Tomi, Tristan Hordé, et Chantal Tanet.

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D’où vient cette curieuse coutume d’applaudir les acteurs à la fin d’un spectacle, et quelquefois même pendant la représentation ? Certains prétendent que descendants du singe – ce qui reste encore à prouver – nous reproduisons le geste des primates qui se tapent dans le dos et comme nous ne pouvons pas tous monter sur la scène pour congratuler les artistes, nous tapons dans nos mains. Il est vrai que nous tapons dans le dos de nos amis, surtout quand nous venons de les taper, et qu’au cirque nous applaudissons des deux mains les singes savants. Parfois, surtout dans des gradins, nous tapons aussi des pieds.

Ajoutons que nous applaudissons aussi sur ordre, dans les enregistrements des jeux ou des talk shows télévisés où un écriteau nous incite à le faire. J’ai pour ma part toujours été étonné de cette coutume mais comment manifester autrement son approbation ? Hurler à tue-tête : bravo, bravissimo ? Faire des cadeaux ? Jeter des baisers, des fleurs, des pièces jaunes ?

Je ne peux m’empêcher de citer le grand Pierre Desproges : « L’applaudissement, c’est jamais qu’une manifestation tout à fait instinctive du système nerveux cérébro-spinal, par laquelle le chimpanzé ou la ménagère manifestent leur joie frénétique incontrôlée, à la vue d’une banane, ou de Julio Iglesias… »

Au cinéma, j’ai vu applaudir des écrans, mais c’est plus rare. Je l’ai vu surtout en projection privée ou à Cannes quand l’équipe du film est dans la salle. Il existait, il existe toujours au théâtre les soirs de premières où de nombreux amis d’artistes composent le gros du public, une claque sympathique mais un peu énervante qui applaudit à tout rompre alors qu’il n’y a pas de quoi. Mais le spectateur est bon enfant, on le sait puisqu’il est comme un enfant au théâtre, j’en ai même vu bouche bée tels des bébés à l’approche du biberon.

Je voudrais vous faire voir l’autre face de ce tapotement des mains. Et si nous n’applaudissions pas ? Ah Ah… Permettez-moi de vous raconter l’anecdote qui court sur la première de « La Mouette » du grand Tchekhov. Ce soir-là, le rideau s’est baissé à la fin de la pièce et il n’y a eu aucune réaction. Les acteurs, dépités, sont alors rentrés dans leurs loges. Ce n’est qu’à ce moment-là que les applaudissements ont éclaté. Un chef d’œuvre était né.

Etonnant, non ? comme disait encore Pierre Desproges précédemment cité.

Sur son blog Coup de cœur, Judith Sibony a écrit un merveilleux article intitulé « Contre les applaudisseurs précoces ». Je vous invite à le lire. Et à le méditer.

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Balcon

 

 

balcon

Balcon.- Galerie surplombant l’arrière du parterre et pouvant s’étendre sur les côtés, jusqu’à l’avant-scène. Certaines salles ont des balcons superposés, qui peuvent être désignés par des noms différents : Corbeille, Paradis*

Pour se détacher d’un conflit qui paraît inextricable ou d’un problème qu’on croit insoluble, il est souvent utile de prendre de la hauteur. D’occuper une place au balcon, comme au théâtre, pour dominer la situation. Se tenir au-dessus de la meute, c’est y échapper. La vision est meilleure, vous n’avez plus « le nez dans le guidon » et la hauteur vous donne un certain recul, tout en vous apportant une meilleure acuité.

Pourquoi ? Sans doute parce que vous pouvez ainsi échapper à des bruits parasites qui vous empêchent de vous concentrer. N’hésitez pas à recourir à ce stratagème qui vous permet de réfléchir, loin de tout. On ne réfléchit jamais assez. Bien sûr, il n’est pas question de vous mettre sur votre balcon – si vous en avez un – ou de monter à l‘étage supérieur ! Mais, lors d’une réunion par exemple, essayez de vous abstraire quelques secondes, analysez le problème auquel vous vous heurtez. Lors d’un conflit, mettez-vous en retrait et faites marcher vos petites cellules grises plutôt que votre instinct. Ou que vous soyez, « coupez la radio ». Vous vous apercevrez qu’ainsi, votre esprit d’analyse sera plus opérationnel.

Dans certaines salles de cinéma, en régions, il existe encore un balcon. Ce sont surtout les jeunes qui y vont et pas que pour flirter (ce qu’ils peuvent faire au fond de la salle et personne ne s’en est jamais privé !). Parce qu’ils ont davantage la sensation de dominer l’écran et par là-même d’être au cœur du film. Au théâtre, dans les premiers rangs du balcon, on voit parfaitement bien. On a une vision panoramique de la scène tout en étant plus proche des comédiens qu’au dernier rang de l’orchestre.

Face à une difficulté, comme si vous étiez au balcon, essayez de prendre de la distance, vous vous rendrez compte très vite que vous la résoudrez plus facilement.

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*Définition extraite du Glossaire du Théâtre de André G. Boussara.

Boulevard

 

boulevard

Boulevard.- Type de pièces, souvent fondées sur le triangle amoureux ou sur des intrigues policières, telles qu’on les présentait à Paris, au XIXe siècle, dans les théâtres situés sur les grands boulevards, dont l’un était surnommé « Boulevard du crime » en raison des polars qu’on y jouait.*

Le théâtre de boulevard a fait le contentement de milliers de téléspectateurs lors de l’émission culte de télévision « Au théâtre ce soir » dont les plus anciens se souviennent, et la fortune de nombreux directeurs de théâtres parisiens. Il a eu et a encore ses détracteurs qui jugent ce théâtre de divertissement indigne de la noblesse de l’art dramatique.

Je ne vois pas, pour ma part, en quoi l’art dramatique est noble, puisque depuis l’antiquité et en passant par Molière il s’est aussi bien adressé au peuple qu’à l’élite. J’ai mis en scène de nombreuses pièces de boulevard et le public était composé de toutes les classes sociales. Il avait envie de rire, un point c’est tout.  Mais bon, les fines bouches ne sont pas toujours fines mouches et passent à côté d’auteurs de comédies qu’ils s’empressent d’encenser après leur mort (Ex : Feydeau, Guitry, Anouilh, etc.)*

Si je vous parle aujourd’hui de ce genre de théâtre, c’est qu’il en est dans la vie comme sur la scène. Les amuseurs ne sont pas pris au sérieux. Si vous êtes d’un caractère enjoué, aimant plaisanter, avec un sens de l’humour et même de l’esprit, vous ne serez pas considéré comme quelqu’un de sérieux, de fiable. On vous gratifiera d’un sourire complaisant mais sans plus. Alain Delon disait : « Au cinéma, il faut faire la gueule, sinon on ne vous respecte pas ». Il a raison. Ceux qui le connaissent savent pourtant qu’il peut être plaisant à la ville, charmant et drôle.

Jouez donc ce rôle du monsieur ou de la dame sérieux (sérieuse), surtout au travail et ne vous livrez que rarement à l’humour (pas toujours compris des autres qui se croient moqués). Lâchez-vous seulement en famille ou avec vos amis. Ou, bien sûr au théâtre, en allant voir une pièce de boulevard.

Beaucoup de comiques cependant avouent qu’ils étaient dans leur jeunesse plutôt timides et renfermés et lorsqu’ils se sont rendu compte qu’ils pouvaient faire rire les autres, leur personnalité a explosé.

Alors où se situer ? Parmi les sérieux ou parmi les drôles ? Les bonnes comédies de boulevard ont toujours un fond de vérité, voire une morale. Il faut trouver l’équilibre afin que votre caractère ne rebute personne et que votre personnalité soit attirante. Un mélange des deux en somme. Mais ce dosage subtil s’apprend. Grâce aux outils du théâtre, vous saurez comment l’équilibrer et on vous écoutera et on vous fera confiance.

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Trois DVD de pièces de boulevard :

 

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*Définition extraite du Glossaire du Théâtre de André G. Boussara.

Bourdiat

 

sac de noeuds 02

Bourdiat.- [argot théâtre] sac de nœuds, merdier…

Le mot n’est pas passé dans le langage courant. on lui préfère “sac de nœuds”. Exemple : “Cette affaire / cette histoire est un vrai sac de nœuds !” Pourtant bourdiat serait plus approprié et conviendrait mieux à certaines circonstances. Qui d’entre vous ne s’est-il pas trouvé en plein bourdiat ? Vous savez, quand on ne sait plus comment démêler une situation, quand tout parait complexe, compliqué. Quand on se dit qu’on ne va pas s’en sortir.

Et pourtant, il suffit parfois de peu pour entrevoir le bout du tunnel ou plus exactement pour démêler tous ces fils noués. Il faut trois éléments :

– De la patience

– Du calme

– Un peu d’humour

Bref, il faut relativiser. Si vous êtes en plein bourdiat, la situation ne peut pas être pire, elle ne peut donc que s’améliorer. Ce n’est pas faire preuve d’optimisme que de le penser. C’est faire preuve d’une absence de pessimisme, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

Quand il y a un problème au théâtre, quand lors d’une répétition, on ne s’en sort pas, qu’on n’arrive pas à faire fonctionner une scène, que “la mayonnaise ne prend pas”, on prend le temps de se poser, de boire un café et de réfléchir. Puis les choses se mettent en place d’elles-mêmes comme par enchantement. Dans la vie aussi, l’enchantement existe mais vous ne le voyez pas, vous ne l‘entendez pas, parce que vous êtes trop pressé d’arriver à un résultat.

Donc, patience, calme et humour. N’oubliez pas l’humour. Il n’y a pas de problèmes, il n’y a qu’une infinité de solutions. Pardon, il n’y a que deux problèmes dans la vie, la maladie et la mort, le reste… Le reste ne vaut pas la peine de se mettre “la rate au court-bouillon” comme disait ma grand-mère.

Je vous souhaite de sortir de tous vos bourdiats.

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Choeur

 

choeur

Chœur.- Groupe – ou groupes alternés – chargés d’intervenir collectivement, par le chant, la danse et le récitatif, dans le cadre d’un rituel ou d’un spectacle. Dans le théâtre grec, l’intervention des choreutes est dirigée par un coryphée, Du chœur grec, et plus tard du chœur médiéval, se sont détachés les interprètes des rôles individualisés qui caractérisent le théâtre occidental. *

L’étymologie nous donne une clé magnifique. Au début du théâtre antique, et plus particulièrement dans le théâtre grec, il y avait un groupe appelé chœur dont plus tard des individus se sont détachés et sont devenus les « interprètes de rôles individualisés ».

Dans la vie, dans votre vie il en est de même. Vous êtes dans un groupe (familial, de travail, associatif, etc.) et parfois vous vous en détachez. Parfois, vous préférez rester au sein de ce groupe où vous vous sentez protégé. Un restaurant où vous voyez à travers sa vitrine beaucoup de gens attablés, vous attirera davantage qu’un restaurant désert. S’il y a du mode, c’est qu’on y doit bien manger. Une salle de spectacle remplie vous confortera dans votre choix, vous avez eu raison de venir puisque c’est complet. Il y a des milliers d’autres exemples (mis à part le métro ou les bus à l’heure de pointe!).

Mais votre vraie vie, vous le savez, c’est vous-même. Vous-même seul sans personne autour pour vous rassurer. Et là, souvent vous n’êtes pas à l’aise, vous avez peur. Ce sont pourtant les personnes qui savent s’assumer seules, qui n’ont pas peur de leur ombre, qui ont su forger leur caractère à qui la réussite sourit.

Attention : je ne dis pas qu’il faut vivre comme un ermite, un misanthrope loin de tout. Mais il faut savoir s’accepter, être en paix avec soi-même.

S’aimer.

Etes-vous sûr(e) de vous aimer ? De vous aimer vraiment ? De vous supporter ? Arrêtez de vous nuire, faites-vous confiance. Vous pouvez être votre pire ennemi(e). Allez vers les autres tout en imposant votre personnalité.

Grâce aux techniques du théâtre vous allez vous découvrir et vous améliorer. Il ne sera plus question de ce combat stérile, vous contre vous. Allez à la rencontre de quelqu’un qui ne vous veut que du bien : vous-même.

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*Définition extraite du Glossaire du Théâtre de André G. Boussara.

Patience

 

Patience.- Rail métallique en profilé quadrangulaire (en forme de U ouvert sur toute sa longueur) ou en IPN (poutre de section transversale en forme de I), sur lequel roulent des chariots à galets caoutchoutés munis de crochets ou d’anneaux auxquels est attaché le rideau que l’on veut faire coulisser latéralement. 

Shéma d'une patience

Au théâtre une patience est un système qui permet d’ouvrir un rideau latéralement.

Dans la vie, la patience selon la définition du Larousse est une “Aptitude à ne pas s’énerver des difficultés, à supporter les défaillances, les erreurs, etc.”

J’aime bien le “etc.” qui prouve qu’Il y a une quantité d’obstacles à rester patient. Sans les énumérer tous, on peut citer : la musique/la télévision du voisin mis à plein tube malgré des demandes réitérées avec menace de faire venir la police, le bébé qui pleure alors qu’il a eu son biberon, le chat qui miaule alors qu’il a eu sa pâtée, le rire gras de la collègue du bureau d’à côté, la mauvaise humeur du chef, l’éducation des ados, le démarreur de la voiture qui couine, le blocage du réseau Internet, le retard de la compagne toujours en retard, le ronflement du compagnon, la disparition de la télécommande, le mystère des chaussettes dépareillées, etc.

Mais je voudrais surtout attirer votre attention sur votre propre patience face aux tâches quotidiennes et plus particulièrement dans l’amélioration de votre vie. Si vous pensez que tout vient tout seul sans effort, vous vous trompez lourdement. Si vos pensez qu’avec du travail, vous allez arriver tout de suite à un résultat, vous vous trompez lourdement. Améliorer votre vie nécessite de la patience. Il ne suffit pas de claquer des doigts, telle Mimie Mathy dans “Joséphine, ange gardien” pour que les choses changent. Vous avez des faux plis pris par l’habitude qu’il faut supprimer. Et cela ne vient pas d’un coup. Il faut beaucoup, beaucoup de patience.

Surtout avec vous-même.

Pourquoi ? Parce que vous vous êtes habitué à un confort, parce que vous avez passé une sorte contrat entre vous et vous, du style : ”Je ne vais pas m’embêter avec cela”. Rassurez-vous vous n’êtes pas le (la) seul(e). Nous avons tous des faux plis. La patience, c’est le repassage. C’est ce qui nous permet, lentement, avec persévérance, de nous refaire une autre vie, d’avoir une autre vision des choses, de renaître en quelque sorte.

Je sais, la patience n’est pas à la mode. Il faut que ça aille vite dans ce monde moderne fou et tellement excitant ! Ah bon. Est-ce vraiment indispensable. Serez-vous plus heureux. Réfléchissez. Prenez le temps. Votre (nouvelle) vie en dépend.

Le rail, appelé patience au théâtre permet d’ouvrir un rideau. Et ce qu’il y a derrière le rideau est beau. Et bon. Un nouvel espace va apparaître où tout est possible. Alors prenez le temps, soyez patient.

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