Tous les articles par Gérard Savoisien

LONGU’ ZOREILLES, ROI DES EMBROUILLES

jp

 

Longu' Zoreilles

A partir de 4 ans

Il est très difficile de devenir roi à la place du roi (ou président à la place du président si l’on se réfère à la longue et languissante campagne de l’élection présidentielle qui n’en finit pas avant même d’avoir commencé).

Dans le délicieux spectacle de la Cie des Châteaux de sable il s’agit fort heureusement d’animaux dont on sait depuis La Fontaine qu’ils sont fort semblables aux êtres humains.

Le roi des animaux, le lion, étant trop porté sur la sieste, Dieu a décidé d’organiser un concours pour en désigner un autre. Jeannot lapin ou plus exactement Longu’ Zoreilles, un jeune lièvre paresseux et faisant encore pipi au lit, décide de se porter candidat. (Chez nous ce sont les jeunes loups et les moins jeunes qui postulent)

Obligé par Maman Zoreilles à sortir du terrier familial pour se débrouiller tout seul, il va d’animal en animal, empruntant ses plumes au paon, ses dents à la hyène, ses défenses à l’éléphant. Persuadé que ses attributs vont le propulser jusqu’au trône, un peu comme nos loups avec leurs com, leurs plans médias et leurs attachés de presse qui de sondage IFOP en sondage SOFRES ambitionnent d’occuper l’Elysée, Longu’ Zoreilles n’a plus qu’une idée entre ses longues oreilles : devenir roi.

Petits problèmes : le paon se fait manger, la hyène édentée ne peut plus se nourrir, l’éléphant est humilié. Mais pour Longu’ Zoreilles ce ne sont que dommages collatéraux. Quel politique ambitieux se soucie-t-il de son peuple ?

Plutôt que de devenir roi, fût-il des embrouilles, Maman Zoreilles préférerait que son rejeton devienne un lièvre honnête, courageux et travailleur, ce qui n’enthousiasme absolument pas notre jeune lièvre (ou nos jeunes loups). Mais Dieu est sur sa route et lui fait quantité de reproches. N’a-t-il pas honte d’avoir commis tous ces vols sur les autres animaux ? « Ce n’est pas en volant les autres qu’on devient plus riche », lui dit-il. Longu’ Zoreilles est aussi dépité qu’un perdant un soir d’élection.

Mais voici qu’apparaît Zoreillettes, une ravissante femelle lièvre avec sa jolie robe printanière, qui se moque de ses attributs volés aux autres animaux. Longu’ Zoreilles s’en dépouille aussitôt. Les femelles de toutes races sont très habiles à dépouiller les mâles. Mais celle-ci a bien raison, un lièvre à l’état brut est beaucoup plus séduisant. Ensemble ils vont chercher plein de carottes.

Adaptant un conte africain, Jacques Legrand-Joly, qui devrait s’appeler Legrand-Enfant tant il a gardé une touchante innocence, réussit le pari de nous présenter avec des marionnettes époustouflantes une histoire pas gnangnan du tout qui ravit les petits et fait méditer les grands. Son roi des embrouilles devient véritablement roi quand il se contente d’être lui-même selon le désir de Zoreillettes. Ah ! Les femelles ! Comme elles ont souvent raison !

——————————————————————————————

Je vous recommande ce spectacle que j’ai reçu au Théâtre du Coteau (Le Plessis-Robinson 92350)

Si vous souhaitez l’inviter dans votre salle des fêtes, théâtre, MJC, etc. envoyez-moi le mail ci-dessous et je vous mettrai en contact avec la Compagnie.

 
Votre nom (obligatoire)
Votre email (obligatoire)
Téléphone (obligatoire)

BATACLAN

 

 

Bataclan

Le terrorisme a frappé fort ce vendredi 13 novembre 2015 à Paris.

Personne ne peut rester insensible aux souffrances des victimes, de leurs familles et de leurs proches. Outre la compassion que ce blog veut apporter à toutes ces victimes en ces moments tragiques, je voudrais assurer de ma sympathie toute l’équipe du Bataclan dont les spectateurs ont payé le plus lourd tribut à ces actes barbares.

En tant qu’homme de théâtre et directeur d’une salle, je ne peux que ressentir l‘effroi et la peine dans lesquels elle doit se trouver. Curieux destin que ce lieu dont les salles de billards furent pendant la guerre de 1870 utilisées comme « ambulance » et qui est devenu le 13 novembre l’endroit d’un terrible carnage.

Ne nous leurrons pas, aucune de nos salles n’est à l’abri du terrorisme islamiste. Certes, nous devons veiller à la sécurité de notre public, ne pas hésiter à fouiller, voire refuser des spectateurs qui nous paraissent suspects. Tant pis, si nous commettons des erreurs. Il vaut mieux passer pour un imbécile qu’être complice par faiblesse ou angélisme d’un attentat. Mais surtout, il faut que les théâtres, les salles de spectacles, de concerts et autres, tous les lieux où des gens se rassemblent pour écouter et voir des artistes demeurent à tout jamais des lieux de paix. La guerre n’a pas lieu d’être chez nous.

Avec le drame du Bataclan, c’est nous tous qui sommes atteints.

J’assure toute l’équipe de la profonde émotion et solidarité de tous mes confrères. Aujourd’hui, comme des millions de français, JE SUIS BATACLAN.

Bon courage à tous.

Le Cid

 

Gérard Philipe dans le rôle de Rodrigue – Palais des papes, Avignon

Tragi-comédie de Pierre Corneille créée le 5 janvier 1637 au théâtre du Marais.

Résumé :

Don Diègue et le comte de Don Gomès projettent d’unir leurs enfants Rodrigue et Chimène, qui s’aiment. Mais le comte, jaloux de se voir préférer le vieux don Diègue pour le poste de précepteur du prince, offense ce dernier en lui donnant une gifle (un « soufflet » dans le langage de l’époque). Don Diègue, trop vieux pour se venger par lui-même, remet sa vengeance entre les mains de son fils Rodrigue qui, déchiré entre son amour et son devoir, finit par écouter la voix du sang et tue le père de Chimène en duel. Chimène essaie de renier son amour et le cache au roi, à qui elle demande la tête de Rodrigue. Mais l’attaque du royaume par les Maures donne à Rodrigue l’occasion de prouver sa valeur et d’obtenir le pardon du roi. Plus que jamais amoureuse de Rodrigue devenu un héros national, Chimène reste sur sa position et obtient du roi un duel entre don Sanche, qui l’aime aussi, et Rodrigue. Elle promet d’épouser le vainqueur. Rodrigue victorieux reçoit du roi la main de Chimène : le mariage sera célébré l’année suivante.

Voilà une pièce qui ne correspond en rien aux exigences du théâtre au XVIIème siècle. Elle y déroge sur trois points essentiels :

La fameuse règle des 3 unités (unité de temps, unité de lieu et unité d’action) y est bafouée. Si l’unité de temps est respectée, l’action se jouant sur vingt-quatre heures, Corneille avouera dans son Examen du Cid combien cette contrainte a porté préjudice à la vraisemblance de l’intrigue. En effet une succession d’actions en si peu de temps est quasi invraisemblable.

– Pour l’unité de lieu, Corneille a pris ses aises. L’action se déroule en effet dans plusieurs endroits différents : la place publique, une rue, le palais du roi, l’appartement de l’Infante, la maison de Chimène. Le dramaturge se justifiera par une pirouette : « Tout s’y passe donc dans Séville, et garde ainsi quelque espèce d’unité de lieu en général. » [in « L’Examen du Cid »]

– Quant à l’unité d’action, si c’est bien l’amour menacé de Rodrigue et Chimène qui constitue presque tout le sujet de la pièce, la « tragédie de l’infante », amoureuse sans retour de Rodrigue, est une intrigue secondaire qui vient se greffer, sans nécessité absolue, sur l’intrigue principale.

Mais c’est sans doute en violant ses règles que Pierre Corneille atteint au chef-d’œuvre. Se débarrassant de ces conventions, il invente un théâtre moderne, plein de fougue et de jeunesse. N’oublions pas qu’il a lui-même 30 ans en 1637 et qu’il va se battre pour imposer sa pièce face à une cabale chargée d’en désintéresser le public.

Il faut dire aussi que le sujet n’avait rien d’antique tel que l’exigeaient les canons classiques. En situant sa pièce en Espagne, au moment où la France est en guerre contre elle, il est proche de la provocation. Toutefois l’académie française saura le laver de tout soupçon d’esprit anti-français et Richelieu fera anoblir Corneille par le roi cette même année 1637.

C’est sans doute parce que les règles ont été transgressées que la pièce a eu un énorme succès. Dans l’histoire du théâtre il y a en effet un avant et un après Le Cid. Mais il y a aussi une autre cause, plus simple. L’amour entre Rodrigue et Chimène rendu impossible par ce déchirement entre le sentiment amoureux et le sens du devoir est poignant. On ne peut sans émotion assister à l’attirance-répulsion de ces deux êtres et on ne demande qu’à les voir réunis. Corneille, d’ailleurs, avec intelligence voire malice, crée un genre en classant sa pièce comme tragi-comédie, catégorie qu’il invente et bien commodément puisque Le Cid finit par un mariage.

De nos jours la pièce est moins jouée et pas toujours bien montée. Par une succession de malentendus où l’Education Nationale l’a mise au programme de la classe de 4ème, on la croit réservée à des matinées scolaires. Jean Vilar l’avait brillamment ressuscitée devant le palais des papes en Avignon où Gérard Philipe fut un étincelant Rodrigue. Il est bon de s’en souvenir. C’est une des plus belles pièces de notre répertoire et elle s’adresse à tous les publics.

Faute de la voir sur scène, vous pouvez la lire sur Wikisource. En voici le lien [cliquer ici]

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de votre expérience. Ce blog Place au Théâtre  va vous aider à vous épanouir, peu à peu, conseil après conseil. (Votre mail ne sera jamais divulgué. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, là où il n’y a aucun théâtre.)

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message

Recherches utilisées pour trouver cet article :le cid est il un chef dœuvre ? et pourquoi, où se deroule la scène du cid

Anniversaire de Michel Galabru

 

galabru 02

Cher Michel,

93 ans ! C’est l’âge vénérable que vous avez aujourd’hui et l’on peut dire que vous « faites l’acteur » depuis 70 ans. Cette longévité doublée d’une affection du public est assez rare pour être fêtée.

On a beaucoup glosé sur votre carrière, vous-même, pas dupe, avez souvent moqué ces « navets » qui composaient la soupe pour faire vivre femme et enfants jusqu’au jour en 1977 où on s’aperçut de votre immense talent en vous décernant un César du meilleur acteur pour votre prestation dans Le juge et l’assassin de Bertrand Tavernier. Honoré pour un rôle dramatique, vous qui êtes un acteur comique avant tout. Mais comme disait le grand auteur argentin Jorge Luis Borges « Le succès est un malentendu, le pire de tous peut-être ».

Inutile de rappeler aux lecteurs de ce blog votre carrière au cinéma, de la série des Gendarmes aux Ch’ti, vous êtes dans l’inconscient collectif des français, vous faites partie de leur patrimoine. S’il n’y a pas eu que des chefs d’œuvre, il s’est trouvé cependant un nombre impressionnant de personnages cocasses, roublards, bougons, stupides, bonhommes, lâches, mais toujours généreux qui ont marqué la mémoire de tous.

Je voudrais surtout mettre l’accent ici sur vos rôles au théâtre. Bien avant d’avoir le plaisir de vous rencontrer, et ce à plusieurs reprises au cours de conversations passionnantes – je me souviens de vous au théâtre du Gymnase évoquant Molière, comme s’il s’agissait d’un ami à vous, d’une façon si vivante que je m’attendais à le voir apparaître. Mais au fond, n’est-il pas vraiment un ami à vous ? N’êtes-vous pas un des descendants truculents de son Illustre Théâtre ? Pour preuve, après un premier prix au conservatoire, vous êtes entré à la Comédie-Française, sa maison, l’interprétant avec fougue et respect.

Vous continuez  avec votre fils Jean à donner quelques cours aux jeunes apprentis comédiens. Quelle chance ils ont, d’autant que le meilleur enseignement que vous pouvez leur prodiguer est de les inviter à vous voir au théâtre ! Quelle bête de scène vous avez été et êtes encore. Car, comme tous les grands, votre charisme, votre présence et votre voix sont uniques, mais de plus, par instant, vous frôlez, allez n’ayons pas peur des mots, vous frôlez le génie.

Je me souviens de votre entrée dans Les Rustres de Goldoni, mis en scène par Claude Santelli. « Travaillez, travaillez ! » était la première réplique de votre personnage macho et égoïste face aux femmes, le nez baissé, dans leurs travaux de broderie. Je l’entends chanter encore dans mon oreille.

Je me souviens de La Surette dans Les Poissons rouges de Jean Anouilh, où vous pédaliez de mauvaise grâce sur un vieux vélo, plein de rancœur jalouse aux côtés de Jean-Pierre Marielle. Vous étiez grandiose dans la petitesse, formidable dans l’aigreur, puissant dans la méchanceté.

Je me souviens aussi de cette nuit dans les vignes de Provence où vous étiez dans  Dom Juan un Sganarelle éblouissant. Toute la force comique, naïve et balourde de notre maître à tous transcendée sous les étoiles par votre époustouflant talent.

Je me souviens de cette  Femme du boulanger de Marcel Pagnol où vous étiez grandiose dans le tourment du cocu si sensible, et où toute la troupe me vantait votre gentillesse et la constance de votre bonne humeur.

Je pourrais aller à l’infini dans le compliment, mais vous savez que je ne sais pas en faire et que tout ce que j’écris en ce jour de votre anniversaire, s’apparente à de simples mais lucides constatations. D’autres que moi, et des plus grands, sont restés ébahis – les jeunes diraient scotchés – par votre génie de l’interprétation. Lors de  La Claque d’André Roussin, le grand Pierre Fresnay, alors directeur du théâtre de la Michodière, vous regardait jouer de la coulisse et murmurait : « Mais comment il fait ? Comment il fait ? »

Je lis, j’entends, que vous avez moins goût à la vie à présent, que des deuils de proches vous ont meurtri. Nous sommes tous, professionnels et public, en sympathie avec vous, sachez-le une bonne fois pour toutes. Nous vous aimons.

Nous nous réjouissons que vous soyez notre contemporain. Bon anniversaire donc, cher Michel, cher grand Monsieur Galabru, merci, et encore 93 ans comme cela !

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de votre expérience. Ce blog Place au Théâtre  va vous aider à vous épanouir, peu à peu, conseil après conseil. (Votre mail ne sera jamais divulgué. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, là où il n’y a aucun théâtre.)

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message

Des lunettes sous-titres

 

lunettes 02

Extrait de la chronique d’Anicet Mbida sur Europe 1 le 21/10/2015

« Des lunettes qui sous-titrent les pièces de théâtre

[Le] principe [de ces lunettes] est simple. C’est comme au cinéma. En entrant dans la salle, on vous remet une paire de lunettes […] de réalité augmentée, c’est-à-dire capable d’ajouter des informations, des sous-titres en l’occurrence, dans votre champ de vision.

Le concept a été expérimenté cet été au festival d’Avignon où l’on pouvait voir Le Roi Lear sous-titré en français, anglais et chinois. Il serait très pratique au cinéma pour choisir la langue des sous-titres. Et bien sûr, les rendre accessibles aux malentendants.

A noter que la synchronisation des sous-titres n’est pas automatique. Une personne, dans la salle, les fait avancer à la main en suivant la pièce. Cela permet de s’adapter au rythme des acteurs et de se recaler si quelqu’un saute une réplique par exemple.

Ce principe est déjà utilisé à l’opéra, quand on projette le texte lyrique au-dessus de la scène pour mieux comprendre les chants. Mais cela peut perturber certains spectateurs. Alors qu’avec la réalité augmentée, c’est comme avoir une projection individuelle.

Les lunettes en question sont Made in France, à Rennes par Optinvent. Leur technologie est bien meilleure que celle des Google Glass, côté champ de vision notamment. On a vraiment l’impression que le texte flotte devant ses yeux.

Le service, lui, est proposé par Théâtre in Paris. Une toute jeune entreprise créée par un trio improbable : un ingénieur, un chanteur lyrique et un journaliste en tourisme.

Jusqu’ici ils proposaient des pièces de théâtre en Français, sur titrées au-dessus de la scène, pour les touristes étrangers. Avec les lunettes, ils visent désormais l’international. Du coup, on n’hésitera plus à aller voir une pièce à l’étranger, avec les locaux, puisqu’on sera sûrde tout comprendre. »

Mon commentaire

Est-il besoin de souligner les formidables perspectives d’une telle invention ? Nous allons pouvoir importer davantage de pièces de théâtre et exporter les nôtres. Nos tournées, au lieu de se cantonner à la Belgique et la Suisse, pays francophones, pourront présenter leurs spectacles en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suède, Norvège, Angleterre, Italie, Espagne, Portugal, pour ne parler que de l’Europe limitrophe. La Russie et les Etats-Unis, l’Amérique latine pourront être aussi intéressés. De même que nous aurons la possibilité de recevoir davantage de spectacles étrangers, la barrière de la langue étant allègrement franchie. J’ajoute que nos pièces françaises présentées dans nos théâtres pourront conquérir tout un public de touristes (nombreux à Paris) que la barrière de la langue empêche jusqu’à ce jour de fréquenter nos salles.

Le théâtre, qui a 3 000 ans, montre qu’il est toujours à l’avant-garde, qu’il progresse sans cesse. C’est un art toujours neuf, toujours vivant, en prise avec le monde moderne. Ni le cinéma, ni la télévision, ni les vidéos, ni Internet ne sont arrivés à l’enterrer.

Plus que jamais, vive le théâtre !

 Vidéo de la chronique d’Anicet Mbida sur Europe 1

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de votre expérience. Ce blog Place au Théâtre  va vous aider à vous épanouir, peu à peu, conseil après conseil. (Votre mail ne sera jamais divulgué. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, là où il n’y a aucun théâtre.)

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message

Vaincre votre timidité (5)

 

caractère

Le caractère

Caractère : Trait propre à une personne qui permet de la distinguer des autres. Ensemble des traits physiques, psychologiques et moraux d’un personnage. Personne ou personnage considéré dans son individualité, son originalité, ses qualités morales. Les caractères constituent, selon Aristote, un des six éléments de la tragédie, avec le chant, l’élocution, la fable, la pensée et le spectacle (définition extraite du Glossaire du théâtre d’André G. Bourassa)

Les auteurs de théâtre se sont appuyés sur les caractères des personnages pour leur donner une identité propre et permettre des antagonismes avec les caractères des autres personnages, persuadés que les oppositions sont la base de tout conflit dramatique. Ils sont de ce fait souvent tombés dans des archétypes, le héros, le jeune premier, la servante, le père noble, etc. Il leur fallait écrire pour des théâtres (Goldoni, Marivaux, Molière) qui possédaient des troupes avec des comédiens aux personnalités bien distinctes et bien affirmées. La notion d’emploi a d’ailleurs perduré jusqu’au XXème siècle et subsiste encore dans certaines compagnies. Puis les psychologies se sont affinées et les caractères se sont étendus au fur et à mesure qu’une duplicité, voire des personnages bipolaires ont fait leur apparition. Le cinéma en ce sens a influencé le théâtre.

Le premier souci du comédien débutant est de se poser la question essentielle du caractère du personnage qu’il va devoir incarner. Il va ensuite chercher en lui-même le trait de caractère spécifique et tâcher de le reproduire. Si son personnage est avare, il va devoir se demander dans quelles circonstances il peut l’être lui-même dans sa vie de tous les jours et grossir ce trait, l’étendre à toutes ses actions, pour en présenter une subtile palette toujours au service du personnage. S’il ne connaît pas un caractère, il va devoir l’observer chez autrui et l’adapter à son rôle. Toute autre approche paraîtra factice. C’est pourquoi de nombreux comédiens de télévision s’avèrent fades ou convenus par manque de temps d’assimilation des caractères des personnages, les tournages s’effectuant de plus en plus vite.

Certains caractères ont été si judicieusement peints au théâtre qu’ils sont devenus universels. Harpagon, puisque nos parlions d’avarice, Argan, malade imaginaire et nous connaissons tous des hypocondriaques, Juliette ou Roméo, des jeunes amoureux dont la passion défie les antagonismes, La mère courage, digne dans le malheur, et tant d’autres qui ont été à la base des chefs d’œuvre du théâtre.

Bernanos

Il en est de même dans la vie. Le caractère – ce qui nous caractérise les uns des autres – est l’apport personnel de chacun à la diversité des êtres humains. Nous sommes souvent en butte à tel ou tel caractère parce qu’il est loin du nôtre. Ne dit-on pas souvent : « M. ou Mme X a mauvais caractère », alors que M. ou Mme X a tout simplement du caractère. C’est-à-dire qu’il ou elle affirme davantage sa personnalité, au risque de heurter son entourage.

Aller au-delà de sa timidité, c’est imposer entre autres défis, son propre caractère, quitte à choquer certains ou les voir se détourner de soi. En assumant cette « différence » d’avec les autres, on existe davantage et on peut faire mieux passer ses idées, voire ses revendications. La confiance en soi, c’est admettre qui l‘on est et ne pas avoir peur de le montrer.

N’oubliez pas non plus de prendre en compte le caractère de votre interlocuteur. S’il est susceptible, évitez de le froisser. S’il est agressif, employez la douceur, etc. C’est faire preuve d’intelligence et de diplomatie que de prendre en compte la personnalité d’autrui – et le caractère en est une des composantes essentielles – afin de faire passer votre message, voire d’amener quiconque à vous suivre.

Et vous, osez-vous imposer votre caractère au lieu de vous en excuser, de vous comparer sans cesse à autrui, et par là de vous sous-estimer ?

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de votre expérience. Ce blog Place au Théâtre  va vous aider à vous épanouir, peu à peu, conseil après conseil. (Votre mail ne sera jamais divulgué. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, là où il n’y a aucun théâtre.)

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message

Rire + clin d’œil à Patrick Timsit

 

Timsit

Rire : Exprimer la gaieté par l’élargissement de l’ouverture de la bouche, accompagné d’expirations saccadées plus ou moins bruyantes (Le Petit Robert – qui aurait pu trouver une définition plus simple, non ?)

La reprise – je devrais dire la continuation – du spectacle de Patrick Timsit « On ne peut pas rire de tout » à la Gaîté-Montparnasse, que je ne saurais trop vous recommander tant le bonhomme inspire la sympathie avec ses propos moins farfelus qu’il n’y paraît, m’incite à vous parler du rire.

Qu’est-ce que le rire ? Pourquoi rit-on ? Pourquoi le monsieur qui se casse la figure dans la rue en glissant sur une peau de banane déclenche-t-il notre hilarité alors que le même bousculé par une voiture nous inspire compassion ? Pourquoi tel comique est drôle, exemple de nouveau Patrick Timsit, et tel autre nous endort, exemple… Non, je ne vous le dirai pas, il ou elle se reconnaîtra puisqu’il ou elle n’amuse qu’une galerie de copains. (Les copains sont de mauvais critiques comme les mamans. Ils croient vous aider en riant très (trop) fort dans la salle au point de gêner tout le monde.) Mystère du rire donc, du comique, de la gaîté, de la drôlerie ou de l’humour. De grands penseurs, Bergson par exemple, se sont penchés sur le phénomène de l’hilarité dans des écrits pas drôles du tout, souvent ennuyeux et pontifiants.

Mais revenons au théâtre. Pour avoir monté souvent des comédies, je peux vous affirmer que le rire pour l’auteur ou le metteur en scène génère la pire des angoisses. Car si le dramatique est affaire d’émotion ou de sensibilité, le rire est avant tout affaire de sincérité, d’authenticité et de vérité de jeu. Et au bout de X répétitions, la question, la terrible question arrive inévitablement : « Est-ce que ça (cette réplique, ce gag, ce jeu de scène), c’est vraiment drôle ? ». L’inquiétude surgit alors, les ongles se rongent, tout le monde se gratte le front, il y a les pour, il y a les contre, et on ne saura la réponse à cette existentielle question que le soir de la première avec le public, qui se gondolera ou restera de marbre. Je garderai toutefois une préférence pour les artistes qui nous font rire que pour ceux qui nous font pleurer. Certains savent faire les deux – le grand Bourvil, par exemple – mais ils sont peu nombreux.

Et puis il y a plusieurs sortes de rires, le rire bas en dessous de la ceinture, le rire fin plus intellectuel, l’humour plus dérisoire. Coluche, Sacha Guitry, Louis de Funès, Bigard ou Patrick Timsit – encore lui, vous avez compris qu’il faut aller le voir, vous croyez le connaître mais vous allez le découvrir – ne jouent pas dans la même cour de récréation. Ou plutôt, s’ils jouent dans la même cour, ce ne sont pas aux mêmes jeux.

De tout temps au théâtre, comédie et tragédie ont été les deux composantes de cet art, le masque rieur et le masque sévère le définissant. Certains préféreront le rire, d’autres les larmes. Tout dépend de notre état d’esprit de spectateur au moment où se déroule la pièce ou de l’état de la société qui nous entoure. A dire vrai, les actualités nous montrant chaque jour un monde bousculé par des guerres et des attentats atroces, nous avons tendance à vouloir nous détendre avec le rire. C’est oublier cependant que la tragédie au théâtre peut aussi être un exutoire et nous rendre heureux par compassion et comparaison.

Molière a écrit des farces de potache, de superbes comédies et d’impossibles tragédies. Racine a écrit une seule comédie et des tragédies bouleversantes. Corneille a écrit les deux et Shakespeare a excellé en tout. De nos jours, dans le théâtre privé le choix de la comédie l’emporte alors que dans le théâtre public on préférera des pièces plus sérieuses. Mais que dire alors du magnifique « 20 000 lieues sous les mers » de Jules Verne, actuellement au Vieux-Colombier par la Comédie-Française, théâtre public, et du non moins magnifique « Polyeucte » de Pierre Corneille, à l’Essaïon, théâtre privé ?

Certes à notre époque troublée, le spectacle comique est plus apprécié. L’essentiel est qu’il soit de qualité, n’est-ce pas ? Comme celui de Patrick Timsit, par exemple (Je sais, j’en remets une couche) et pitié, laissez donc tomber quelques platitudes de café-théâtre qui ne volent pas très haut et vous laisseront sur votre faim. Préférez plutôt des plats plus consistants comme celui que vous offre en ce moment Patrick… Oui, bon, j’arrête.

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de votre expérience. Ce blog Place au Théâtre  va vous aider à vous épanouir, peu à peu, conseil après conseil. (Votre mail ne sera jamais divulgué. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, là où il n’y a aucun théâtre.)

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message

Anniversaire de Francis Perrin

 

 

Francis Perrin

Cher Francis,

Un 10 octobre à Versailles, un couple de techniciens du cinéma qui ont fait partie de l’équipe technique de tournage des films de Sacha Guitry, se penchait sur le berceau de leur nouveau-né, Francis. Déjà, l’humour et l’esprit français te faisaient un clin d’œil.

Plus tard, tu entres à la Comédie-Française et tu y joues les pièces du patron, un certain Molière auquel tu ne cesseras de rendre hommage, tant par tes interprétations que tes mises en scène, jusqu’à ce « Molière malgré moi » que tu joues partout avec ta passion communicative depuis 2013. C’est davantage que de la constance, c’est un amour profond et grâce à toi, des générations d’élèves ont pu lever la tête de leurs petits classiques Larousse et se rendre compte en te voyant sur scène que ton idole était toujours vivant. Quant aux adultes, ils se sont aperçus que Jean-Baptiste Poquelin était en concordance avec notre temps, sans doute plus que jamais. (« L’hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertu » entre autres citations)

Je me souviens de toi à Antony où tu nous avais entraîné à minuit au Théâtre Firmin Gémier pour voir ton délirant Citron automatique, permettant à une multitude de parisiens de découvrir ce théâtre que j’aurai le bonheur de diriger plus tard.

Mais je me souviens de toi aussi dirigeant un théâtre, le magnifique Montansier à Versailles, puis avec Jean-Claude Brialy le Festival d’Anjou.

Je me souviens de toi enfin au cinéma, bien sûr, de La Gifle aux Vacances du petit Nicolas et de tes innombrables apparitions à la télévision ainsi que de tes non moins innombrables mises en scène. C’est fou ce qu’un fantaisiste peut abattre comme travail. On te croit ludion et tu es bosseur, on t’imagine dilettante et tu es acharné à parfaire ton talent. C’est curieux comme les comédiens humoristiques, drôles, comiques – appelons-les comme on veut – sont moins considérés que les comédiens sérieux – sous-entendu ennuyeux. Je suppose que ton modèle, Molière, a dû souffrir du même ostracisme. Mais, bah ! Tu continues ta route avec ce sourire et ce rire désarmants, avec ta drôlerie bon enfant et ta rigueur dans le gag. Ce qui ne t’empêche pas d’aborder des rôles plus profonds comme dans Signé Dumas de notre ami Eric Rouquette.

Un anniversaire, c’est un constat. Je constate que ta carrière est devenue exemplaire. Divertir, amuser apparait dans notre époque morose comme une nécessité absolue. On ne dira jamais assez quel bien répandent autour d’eux les acteurs de ton acabit. Il y en a peu, c’est vrai, car notre époque, outre la morosité, a inventé les comiques qui ne sont pas drôles. Grâce te soit rendue d’échapper à cette catégorie.

Bon anniversaire, donc, cher Francis, et bravo d’avoir toujours chevillé au cœur et au corps le théâtre. Il a besoin de serviteurs époustouflants tels que toi. Le spectacle vivant te convient parfaitement et tu y excelles. Je te souhaite encore plein d’anniversaires à « faire le pitre » comme disent les sinistres jaloux du métier, à rendre ton public aux anges comme je préfère qualifier ton art. Un art bien personnel puisqu’après t’avoir vu jouer, on se sent plus heureux. Quel talent !

Cela mérite en fait plus qu’un simple bravo, cela mérite un grand merci.

Théâtre ≠ Ennui

 

 

InterviBored womanewée par mes soins au sujet de la question essentielle que je me pose depuis toujours, à savoir « Comment peut-on ne pas aller au théâtre ? » une charmante jeune femme, rencontrée dans un café, me répond :
– Parce que je m’y ennuie.
« Allons bon, v’là aut’chose » me dis-je, parodiant un brave paysan normand que je rencontre parfois à la campagne.
Je lui demande :
– Comment peut-on s’ennuyer au théâtre ?
– Sais pas. Mais la dernière pièce que j’ai vue était c…… comme la pluie.

Les jeunes femmes de nos jours, si BCBG soient-elles ont des langages de corps de garde. (Les corps de garde n’existant pratiquement plus, leur langage perdure cependant chez les bourgeoises, mystère de la transversalité de la culture.)
Je pousse plus avant mon enquête et l’ex-spectatrice charmante, au corps pas autant de garde que le brillant de ses yeux laisse augurer, me fait tout un récit de la pièce ennuyeuse (ce n’est pas l’adjectif qu’elle employa) à laquelle elle a à moitié assisté dernièrement, l’autre moitié ayant été passée à dormir.

Vu ce qu’elle m’affirme et vu la réputation du metteur en scène, connu pour la lenteur de son rythme et l’abstraction du jeu de ses comédiens qu’il manipule en marionnettiste débile, je sais qu’elle a raison. Bien évidemment chacun est libre d’aimer ou de ne pas aimer et une jeune femme si affranchie dans ses propos et si mignonne soit-elle ne détient pas la vérité. Mais qui la détient ?

Le fait est qu’une évidence devrait être érigée en axiome, à savoir : « L’ennui est le contraire du théâtre ». Ou, comme le notent les mathématiciens : « Théâtre ≠ Ennui ».
La formule est juste. Combien de soirées gâchées quand une production oublie ce postulat, soit par ignorance, à la rigueur pardonnable, soit par un ego surdimensionné d’un ou des responsables qui se drapent dans la toge de l’incompris, qui, méprisants, se positionnent au-dessus du commun des mortels, bref qui se fichent du spectateur.

Nos aïeux étaient plus clairvoyants. Dans ce cas, ils sifflaient, huaient, se laissaient aller à l’emboîtage, voire au lancer de tomates. Le spectateur d’aujourd’hui est devenu plus calme, plus policé, et même hélas ! plus indifférent.

Mais réagissez, que diable ! Un bon spectateur, ennemi de l’ennui, se doit de se lever de son siège et de crier au moins à l’imposture sinon au remboursement de sa place. Il ne sera pas dit qu’on doive mourir idiot au théâtre. Si vous n’osez pas faire un esclandre, simulez une quinte de toux ou une envie pressante qui vous fera bousculer toute une rangée de fauteuils en vous excusant à haute voix : « Pardon, pardon, pardon… »
Ne vous laissez pas abattre. Abattez plutôt tous ces faiseurs d’ennui.

J’ai essayé de remonter le moral de ma jolie ex-spectatrice de différentes manières sur lesquelles je ne m’étendrai pas. Au final, et au petit matin, elle me promet de retourner – un jour – au théâtre.

Ouf ! Une spectatrice de sauvée !

hitch

 

 

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de votre expérience. Ce blog Place au Théâtre  va vous aider à vous épanouir, peu à peu, conseil après conseil. (Votre mail ne sera jamais divulgué. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, là où il n’y a aucun théâtre.)

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message

Art

 

white frame

Pièce de Yasmina Reza, créée le 28 octobre 1994 à la Comédie des Champs-Elysées dans une mise en scène de Patrice Kerbrat.

Résumé :

Marc est invité par son ami Serge à venir voir sa nouvelle acquisition, une toile d’environ 1m60 sur 1m20 peinte en blanc, avec de fins liserés blancs transversaux, que Serge vient d’acheter 200 000 francs. Atterré par cet achat, ne comprenant pas que son ami ait pu dépenser une somme pareille pour un tableau blanc, Marc donne d’abord son point de vue sans retenue, ne se souciant pas de l’avis de Serge. Puis il va trouver Yvan, leur ami commun, pour lui faire part de son incompréhension à propos de ce geste. Yvan, lui, ne pense rien de ce tableau. L’approche de son mariage le rend nerveux. Il ne veut surtout pas contrarier ses deux amis. Serge et Marc commencent à se disputer et entraînent Yvan dans leur confrontation.

Les trois amis vont alors s’entre-déchirer autour de ce tableau blanc en invoquant tous les arguments qui tournent autour de l’art moderne et de l’art contemporain. L’affrontement ira bien au-delà de la seule question de l’art… Celui-ci ne laissera personne indemne. Serge ira jusqu’à dire ce qu’il pense vraiment de la femme de Marc, et Marc jusqu’à dire à Yvan d’annuler son mariage considérant qu’il fait une erreur. À force, Marc et Serge iront jusqu’à se battre. Finalement, pour sauver leur amitié, les trois amis vont sacrifier le tableau en dessinant dessus, puis vont le restaurer ensemble.

Parfois les auteurs atteignent le sommet en écrivant serré, fort et original. Art a eu un immense succès et de nombreuses récompenses. En 1995, deux Molières (meilleur auteur et meilleur spectacle privé), et en 1998 un Tony Award (la pièce avait été coproduite par Sean Connery). Elle a été traduite en trente-cinq langues et jouée à Londres, Berlin, Chicago, Tokyo, Lisbonne, Saint-Petersburg, Bombay, Johannesburg, Buenos Aires et Bratislava.

Rien qu’à l’énoncé des pays qui, outre la France, lui ont fait un triomphe, on se doute que Art n’est pas qu’une simple comédie. Un succès planétaire appelle à une constatation toute simple, l’œuvre est un classique puisqu’elle s’adresse à un public très cosmopolite et gageons qu’elle traversera le temps.

Des malentendus se sont produits au sujet de cette pièce. Beaucoup n’y ont vu qu’une certaine critique de l’art contemporain – les personnages se disputant au sujet de la valeur d’une toile blanche – alors qu’elle traite surtout de la fragilité des rapports amicaux. Grâce à un grand dépouillement de mise en scène et à un jeu d’acteurs quasi parfaits, les différentes versions de Art ont montré, malgré des changements de distribution, la solidité et l’intemporalité de la pièce.

Pour ma part, je considère Art comme un chef-d’œuvre faisant mentir tous les grincheux et les rabat-joie de tout poil qui pensent que le théâtre actuel ne vaut plus rien.

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, voici une captation intégrale avec les créateurs Pierre Vaneck (Marc), Fabrice Luchini (Serge) et Pierre Arditi (Yvan). 1 heure et 27 minutes de pur bonheur !

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de votre expérience. Ce blog Place au Théâtre  va vous aider à vous épanouir, peu à peu, conseil après conseil. (Votre mail ne sera jamais divulgué. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, là où il n’y a aucun théâtre.)

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message