L’anniversaire d’Isabelle Adjani

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Chère Isabelle,

Il paraît que la date de votre anniversaire tombe le 27 juin. Les médias, avec le tact qui les caractérise, se complaisent à affirmer que vous allez fêter vos 60 ans.

C’est faux.
Vous n’avez pas, vous n’aurez pas, vous n’avez jamais eu 60 ans, pas plus que 20, que 30 ou que 90. Car vous n’avez pas d’âge. Vous êtes au-delà du temps, privilège de rares artistes, de Shakespeare à Molière, de Van Gogh à Picasso, de Mozart à Beethoven, de Caruso à La Callas, et d’Adjani à Adjani.

Qu’est-ce que le temps sinon la marque figée, la photographie en pause d’un moment ? Etes-vous un moment ? Non, vous êtes des moments. Etes-vous figée ? Laissez-moi rire. Faites-vous des pauses ? Ni des pauses, ni des poses. Vous n’êtes que mouvement.
Toute votre carrière – votre œuvre – est diverse. Je vous ferai la grâce d’énumérer la multitude de vos rôles que de besogneux journalistes se délectent de vous rappeler à chaque interview. Leurs fiches renforcent leur mémoire qu’ils étalent faute de talent. Vous, vous savez très bien ce que vous avez joué et comment, par quel cheminement vous êtes arrivée à tel ou tel rôle, et les gens qui vous ont accompagnée, les autres acteurs, les techniciens, les metteurs en scène, les chefs-op, les maquilleuses, les fous rires et les pleurs. Vous savez tout ce qu’il y a eu autour des tournages et davantage, vos amours, vos joies, vos douleurs.

Moi, je me souviens surtout de vous au théâtre, parce que vous étiez là tout près, à vous donner, donner sans cesse, à fond, sans chichi, sans esbroufe, simple et immense. Là aussi, je ne détaillerai pas les rôles. C’est une histoire entre vous et nous, votre public. Peut-être, comme disait la grande Barbara, votre « plus belle histoire d’amour, c’est nous ». Peut-être pas. Je ne sais pas, je ne veux pas le savoir. Gardez votre mystère.

Voilà pourquoi, je ne vous souhaite pas un bon anniversaire, ni même un anniversaire tout court. Je vous souhaite juste de rester vous-même, multiple, incandescente, belle, superbe, terrible et douce, dure et tendre, ainsi que vous l’avez toujours été.
Le cadeau d’anniversaire, il est pour nous. C’est vous. A chaque fois que vous paraissez, c’est nous que vous mettez en fête.
Alors merci.

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Trois films à revoir avec Isabelle Ajani  :

    

 

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Théâtre ≠ Consensus

 

Nous vivons une drôle d’époque. Dans un drôle de monde. A la recherche de valeurs perdues, à la recherche d’autres valeurs qu’on ne voit point du tout poindre, paumés que nous sommes au milieu des technologies nouvelles, des robots nouveaux, des nouveaux codes et des nouvelles idées. Tout cela est si vieux, mon Dieu !
Et où sont les nouveaux peintres, les nouveaux musiciens, les nouveaux grands artistes ? Où est passé l’art, quel qu’il soit ?
De temps en temps, je vous le concède, émergent quelques rares œuvres dont le talent éclate et c’est tant mieux mais pour combien d’avortements ?
Alors, pour ne déplaire à personne, c’est-à-dire pour plaire au plus grand nombre – démagogie quand tu nous tiens –, les médias, ah ! les médias, quels maux elles auront fait, les médias ! arrive le mot, le vocable absolu : le consensus !
Consensus ! Consensus ! Consensus ! répète-t-on à l’envie. On croirait entendre Nicole dans « Le malade imaginaire » avec son « Le poumon ! ».

Ah ! Molière, toujours si vivant…
« S’il revenait un jour dans Paris la grand ville
Il y trouverait mieux pour émouvoir sa bile
Qu’une méchante femme et qu’un méchant sonnet.
Nous avons autre chose à mettre au cabinet. »
Alfred de Musset

Consensus ! Consensus ! Il faut être consensuel, nous serine-t-on, sinon vous êtes mort.
C’est la mode, tout doit donc être consensuel. Les discussions familiales, les prises de position en réunion, les idées politiques, le sport, et l’art. Et le théâtre.
Le problème est que justement l’artiste et son art ne sont pas sur terre pour contenter le plus de gens possibles mais au contraire pour les bousculer, leur faire voir un autre éclairage de la nature humaine qu’ils n’avaient jamais aperçu.

Laurence Olivier
Sir Laurence Olivier dans Hamlet

Je me souviens de cet enseignant qui se plaignait auprès du directeur du théâtre où il avait amené ses élèves assister à une représentation d’Hamlet. Il trouvait la fin trop violente, trop… (il chercha son mot) trop sanguinaire, voilà !
Ce brave homme n’avait évidemment pas su lire la pièce. La fin d’Hamlet avec son combat à l’épée empoisonnée entre Laerte et le prince du Danemark, avec le vin lui aussi empoisonné que boit la reine, est un véritable carnage.
Le pire est qu’il arguait que ses élèves baignaient dans le sang des films policiers et des jeux vidéo et qu’il « n’était pas la peine d’en rajouter ». Il eut cette phrase péremptoire qui cloua de saisissement le pauvre directeur : « On ne vient pas au théâtre pour ça ! »
Cet enseignant n’est pas à blâmer.

Depardieu dans Obélix
Gérard Depardieu dans le rôle d’Obélix

Tel Obélix tombé dans la potion magique étant enfant, il était tombé dans la marmite à la mode du consensus. Arrondissons les angles, ne faisons pas de vague, ne bougeons rien, ne changeons rien. Rentrons la tête dans les épaules, restons les yeux à terre et sans regarder personne filons chez soi nous abrutir devant la télé.

De toutes vos forces, cher lecteur de mon blog Place au Théâtre battez-vous pour ne pas vous noyer dans ce magma. Vous méritez mieux !
Luttez sans cesse pour ne pas être dans le consensus, ayez votre libre arbitre, votre façon de penser, ne soyez pas mouton, soyez berger. Le théâtre doit se tenir hors des sentiers battus, doit vous montrer d’autres chemins que ceux traditionnellement empruntés.
Le théâtre, comme l’amour, doit vous emporter.

 

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Avignon

 

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Juillet approche annonçant les festivals d’Avignon. Je dis bien les festivals car, vous le savez, il y en a deux. Les trompettes du « in » chères à Jean Vilar vont claironner tandis que le « off », aux rues tapissées d’affiches s’apprête à rameuter les passants.

Depuis une vingtaine d’années, j’arpente les rues de la ville aux murs centenaires, sous la chaleur toujours accablante, allant de théâtre en théâtre, parmi la bonhomie joyeuse des parades, le chatoiement des déguisements, et la multitude des flyers qu’on vous glisse dans la main en vous susurrant « un spectacle à ne pas manquer ! ». La fête du théâtre. La fête des théâtres tant les propositions sont multiples. Le premier spectacle peut être vu vers dix heures du matin quand l’ombre des platanes commencent déjà à ne plus rafraîchir, le dernier vers minuit quand la chaleur du jour transpire encore des façades. Les festivaliers, venus de France mais aussi de toute l‘Europe et parfois même de plus loin encore, avalent pièce après pièce, tels des gourmands frustrés dévalisant des pâtisseries. Les autres, les programmateurs, car Avignon est tout comme Cannes un marché, promènent un œil blasé sur tout ce public qui déambule, emplit des salles entières, en déserte d’autres, le gros guide du off à la main, les poches débordant de tracts. Short et tee-shirt, voilà pour la tenue. Bouteille d’eau, voilà pour la prudence. Et pour le cœur, une immense envie que ne s’arrêtent jamais ces rencontres, ces rires, ces émotions et le souvenir des représentations passées que le temps enjolive. Parfois au gros de l’été, quelques cigales grésillent, rappelant que nous sommes dans le midi et parviennent à couvrir la cacophonie de la place de l’Horloge.

Il y a dans tout ce désordre où le moindre poteau se recouvre d’affiches multicolores l’essence même du théâtre : la fête et le renoncement à se taire. Tant qu’il y aura des gens, il y aura d’autres gens pour les distraire. Avignon, c’est le théâtre qui vit.

Les pressés déjeunent ou dînent au MacDonald’s de la rue de la République. Ceux qui comme moi aiment le soir « goûter la fraîche » comme disent les avignonnais qui ne sont plus là, partis Dieu sait où en attendant que le festival se termine, se retrouvent à l’ombre des platanes et d’une tonnelle de glycine à La Ferme dans l’île de la Barthelasse où l’aïoli est roi. S’ils préfèrent rester dans la ville, je leur conseille  Le 75 au 75 de la rue Guillaume Puy. Son jardin est très agréable, on est surpris de le trouver en pleine ville. La cuisine est délicieuse.

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Mac Donald’s                           La Ferme                        Le 75

J’aime flâner dans ces rues qui grouillent de monde, j’aime arriver par la petite rue Gérard Philipe la bien nommée sur la grande place du Palais des papes, où quelques troubadours font la manche. Ils crachent du feu, font des tours de magie, déflorent des extraits de leurs spectacles. De belles festivalières, vêtues de coton blanc, les regardent, le désir dans les yeux, bronzées comme des îliennes, patientant avant de gagner leurs places sur les gradins de la cour du palais.
Ne visitez pas Avignon, croquez la ville comme un fruit défendu qui s’offre une fois l’an dans une débauche de couleurs, de tintamarres, de cris et de rires. Venez au moins un été de votre vie dans la ville aux remparts, vous ne l’oublierez jamais.
Pour les spectacles, épuisé mais heureux à n’en pas douter, je vous ferai mes comptes rendus en juillet.

Plus d’infos :

Festival d’Avignon

Festival off

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Quoi quoi

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Trois âges, maturité, jeunesse et vieillesse où un homme et une femme mariés se cherchent, se disputent, se retrouvent. Jusque là rien que de très banal. Ce qui fait le charme de ce spectacle, malgré quelques bavardages, tient à la fois dans le dépouillé de la mise en scène signée de l’auteur, François Joxe, dans la pertinence de son texte, et dans la qualité des comédiens, Isabelle Hétier, piquante et ingénue, et Jean Grimaud, cynique au grand cœur.

Il y a des moments où l’on change de chaussures, des moments où l’on s’embrasse, des moments où on épluche une patate douce, des moments donc du quotidien où les deux époux finissent par petites touches par se souder en une entité unique : le couple.

Le genre de petite pièce sans prétention mais où chacun peut se retrouver tant les détails sont bien cernés. Il suffirait parfois de peu pour basculer dans l’incompréhension totale mais mari et femme ont de belles ressources de vitalité. Ils s’aiment et savent jusqu’où ne pas aller trop loin. C’est toute une vie à deux qui se déroule sous nos yeux, une vie tantôt drôle, tantôt émouvante, des larmes et des rires, la vie, quoi.

« Quoi quoi » se termine avec un grand moment d’émotion très sobre mais très intense où Isabelle Hétier se montre bouleversante.
Mettez un homme et une femme en scène, et vous avez déjà une pièce de théâtre tant ces deux êtres-là sont dissemblables. Parfois ils se rencontrent. C’est le cas ici.
Après la création en Avignon en 2014, le spectacle est à voir au Guichet Montparnasse.

 

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Opération EVP

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Le département des Hauts-de-Seine (92) a mis en place depuis plusieurs années un dispositif que j’ai pu moi-même tester. Il s’agit de l’opération EVP (Eteignez Vos Portables) la bien nommée. Elle permet à des collégiens de tout le département de profiter de trois facilités essentielles :

– un prix de place de 2,50 €
– des animations avant et après le spectacle dans leurs classes
– un service de car qui les amène au théâtre et les ramène dans leur collège après la représentation.

Le département règle la différence du prix du billet aux théâtres, les animations (parcours de 2h à 10h) aux artistes intervenants, ainsi que la location des cars.
Mine de rien, ce dispositif dont le succès s’accroît chaque année a permis durant la saison 2014/2015 à 6 000 collégiens d’assister en soirée, mêlés au public des théâtres, à un spectacle théâtral, ou de danse, ou de musique, ou bien de se familiariser avec l’art contemporain pour un total de 216 représentations.

Il est heureux qu’une telle initiative existe et nombre de départements devraient en prendre exemple.
C’est cela une véritable politique culturelle. Du concret, pas du blablabla.

 

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Roland-Garros, Tsonga et le Théâtre

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Jo-Wilfried Tsonga exécute un service à 271 km/h !

Superbe.

Devant l’écran de télévision, le téléspectateur blasé tout en chipotant ses chips, regarde avec cet air bovin caractéristique de toute personne devant son écran qui trône dans le salon. Il regarde mais ne voit pas. Il n’est pas transporté. C’est du direct, mais qu’il le veuille ou non, ce n’est pas du vrai, du « live » comme disent les jeunes.

A Roland-Garros, en revanche, sous le soleil de juin, c’est une autre paire de manches, de jeux et de sets. Ce lieu magique où existe une dramaturgie, un suspens, ce lieu plein de surprises où j’ai vu un jour d’été caniculaire applaudir un nuage pour l’ombre qu’il déversait, nous fait voir une balle jaune filer à 271 km/h en vrai !

Là, pas de téléobjectif qui rétrécit l’exploit. La balle file à une vitesse impressionnante. On en a le souffle coupé.

Pareil au Théâtre. L’acteur en scène qui vit, vibre, meurt, respire, joue ou ne joue pas, nous transporte à des km/h de l’acteur filmé ou télévisé. Il est là devant nous.

Et cela aussi est superbe.

Raison de plus après une journée au grand air en plein soleil d’aller le soir au théâtre (où les salles sont climatisées).

P.S. Pour ceux qui, en Régions, n’ont pas accès au stade Roland-Garros, ils sont autorisés à regarder les matches retransmis à la TV, ce qui ne les empêche pas de se rendre au théâtre le soir. Il y a des productions passionnantes partout. Alors pas d’excuse !

 

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Les faux British

 

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Théâtre Tristan Bernard

Les britanniques ont une supériorité sur les français n’en déplaise aux anglophobes : ils sont complètement déjantés dans leurs comédies. Si les français se prennent au sérieux, les anglais, eux, font avec sérieux les gags les plus drolatiques, n’hésitant pas avec leur fameux humour à se moquer d’eux-mêmes.
« Les faux british », comédie de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, triomphe à Londres depuis un an. Il était délicat d’en faire une adaptation et de ne pas avoir peur d’aller dans le sens de cette folie joyeuse et explosive sur la scène de ce joli théâtre parisien. Gwen Aduh et Miren Pradier s’y sont attaqués sans complexe et réussissent à nous communiquer ce vent de folie qui parcourt la pièce.

Parodiant une enquête policière, cette comédie est censée être jouée par des amateurs. Rien, bien sûr, ne se passe comme prévu. Le whisky prend feu, les tableaux se décrochent, la régisseuse reprend un rôle au pied levé, l’actrice principale – Miren Pradier, délicieuse comme toujours – s’évanouit tout le temps, surtout depuis la mort de son fiancé, alors qu’elle est amoureuse du frère de ce fiancé, lequel fiancé n’est pas mort, puisqu’il revient avec un fusil, sous les yeux horrifiés d’un jardinier bêta, d’un majordome qui ne sait pas son texte et cache maladroitement des antisèches partout, et d’un émule de Sherlock Holmes version ratée qui finit par être soupçonné du crime, il est vrai qu’il s’empêtre dans ses accessoires, que la porte ne s’ouvre plus, que la console de la cheminée n’est pas stable, que la pendule sert à tout sauf à donner l’heure et que le décor finit par s’écrouler, ouf ! J’en passe, car les gags, comme les rires du public arrivent en rafales.

Une heure et demie délirante où les acteurs jouent plus subtilement qu’il n’y paraît à être des acteurs amateurs avec leurs défauts et leurs naïveté. La mise en scène de Gwen Aduh ne peut être qu’enlevée. Elle nous oblige à avoir des yeux partout, car ça bouge, que dis-je, ça éclate dans le moindre recoin du plateau pour notre plus grand bonheur.
Il y a du branquignol, là-dedans, mâtiné de Monty Python. En ces temps de morosité et de résignations ambiantes, personne ne pourra regretter cette soirée où le spectacle va de catastrophe en catastrophe et où le rire (sans vulgarité) triomphe.

Grincheux s’abstenir.

 

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Qu’ois-je ?

 

 

Indicatif présent du verbe ouïr (qui signifie entendre) :
j’oisPortable
tu ois
il oit
nous oyons
vous oyez
ils oient
d’où le titre de cet article « Qu’ois-je ? » mis pour « Qu’entends-je ? ». Cette interrogation est récente et se pose à chaque représentation théâtrale. Juste avant que le spectacle commence une invite du régisseur, soit par haut-parleur, soit qu’il vienne en chair et en os devant la scène est formulée à peu près dans ces termes :

« Mesdames et messieurs, nous sommes très heureux de vous accueillir au théâtre […] où vous allez assister à une représentation de […]. Nous vous prions de bien vouloir éteindre vos portables et de ne pas prendre de photo ni au flash ni sans flash. Merci de votre compréhension et bon spectacle. »

Chaque spectateur se doit d’obéir précisément à ces quelques mots du régisseur.
Car le grand chambouleur, le grand profanateur, le grand ficheur de caca, le grand destructeur, prédateur, casse-pied, saboteur, fauteur de trouble, destructeur d’ambiance, en un mot le grand casseur de spectacle s’appelle : LE PORTABLE !

C’est l’ennemi juré, le pire, l’ennemi de l’intérieur qu’on devrait pouvoir détruire illico dès qu’il vibre, qu’il sonne, qu’il s’allume car :

1°/ Il dérange les autres spectateurs et toujours dans un moment crucial :
« […] Que le jour recommence, et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice… »,
pleure Bérénice et tout à coup : Coin Coin Tut Tut ! Ça fiche tout par terre. Adieu la poésie de Racine, adieu l’émotion !
Ou bien dans une pièce de boulevard :
– « J’attends un coup de fil important… »
Dans la salle : Coin Coin Tut Tut ! Ça casse tout. Dans la tragédie ou dans la franche rigolade cet instrument est un poison, un intrus sans gêne.

2°/ Il trouble les acteurs. A force de manipuler ce téléphone diabolique dont apparemment nous ne pouvons plus nous séparer – même aux toilettes ! – nous oublions que dans le noir d’une salle, son petit écran lumineux est vu par les acteurs, et a pour résultat de les déconcentrer, de leur faire perdre le fil.
La comédienne Blanche avec qui je me rends souvent au théâtre, et pour cause puisqu’elle est ma délicieuse compagne, a eu ce mot très juste à-propos de cet intempestif trouble fête :
« Ça nous ramène à la réalité. »

Elle a raison, nous étions dans le rêve et nous revoici terre à terre.

Rançon du progrès, direz-vous ?
Ah non ! Impolitesse crasse des jemenfoutistes égoïstes.
Il faut tuer tous les portables et à défaut de tuer aussi leurs propriétaires (on n’en a pas encore le droit) il faut réprimander ceux qui ne les coupent pas.

Comme vous avez compris, j’en suis certain, l’importance d’éteindre votre téléphone et que désormais vous ne tomberez pas (plus) dans ce travers, une petite récompense, quelques secondes de pur génie à-propos du verbe ouïr du grand Raymond Devos :

 

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Festivals de théâtre à Edimbourg – Ecosse

 

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A Edimbourg, en Ecosse, un festival de théâtre a lieu chaque année. Les britanniques sont fous de théâtre, nous le savons, mais tout en étant attachés à leur glorieux passé shakespearien, ils osent la modernité. Farfelu, déjanté, plein d’humour, mais aussi de tragédie sanglante, leur théâtre actuel leur ressemble. Il est là où on ne les attend jamais. Pour ceux qui aiment les surprises -agréables comme une tranche de saumon fumé- et les sensations -fortes comme le whisky des Highlands- précipitez-vous.

Parallèlement au festival officiel, il y a un festival off, Le Festival Fringe d’Édimbourg qui est le plus grand festival des arts dans le monde et a lieu chaque Août pendant trois semaines dans la capitale de l’Ecosse. Le Fringe – dont le nom en anglais se réfère au théâtre d’avant-garde (fringe theatre) – est un festival sans jury et sans commission de sélection, permettant ainsi à n’importe quel type de performance d’y participer ; il propose souvent des œuvres expérimentales qui n’auraient probablement pas été présentées dans d’autres festivals du genre. En plus des événements programmés, le festival propose aussi une foire, principalement localisée sur le Royal Mile, où sont présentés de nombreux spectacles de théâtre de rue.

Le Fringe :

Après le « off », le « in » :

Pitlochry Festival Theatre

L’un des théâtres les plus renommés d’Ecosse, à Pitlochry, au coeur des Highlands. En plus des représentations à l’auditorium, le festival de théâtre de Pitlochery permet également au public de voir les événements du foyer , les concerts, les démonstrations d’art ainsi que les répétitions.

Edinburgh Festival Theatre, The King’s Theatre
Le festival de théâtre est un événement important pour le Scottish Opera et le Scottish Ballet car il met en lumière leur savoir-faire mais aussi car il est le cœur du festival international d’Edinburgh. Le théâtre programme annuellement une saison de danse contemporaine ainsi qu’une large palette musicale, des compagnies internationales de ballet et une variété d’événements musicaux. Le King’s Theatre accueille le Royal National Theatre ainsi que d’autres célèbres productions majeures ainsi que spectacle annuel de Noël d’Edinburgh et les associations de productions locales.

Edinburgh Kings Theatre
Bienvenue sur le site du Festival de Théâtre de la ville qui vous apporte des informations actualisées sur les représentations au King’s Theatre et lors du Festival Theatres à Edimbourg.

Royal Lyceum Theatre Co
Le Royal Lyceum est la compagnie d’art dramatique la plus prolifique d’Edimbourg et le plus populaire d’Ecosse.

Traverse Theatre
Le Traverse Theatre à Edimbourgh est l’un des plus moderne théâtre d’Ecosse fort de 36 années de succès. Sa programmation de qualité est attestée par de nombreuses récompenses nationales et de l’étranger venant du public comme des critiques.

Glasgow Barrowland
Bienvenue sur le site officiel du Barrowland de Glasgow. La plupart des grands artistes internationaux ont joué dans la salle de concert, des Pixies à Robert Plant, et bien d’autres encore.

Scottish Mask and Puppets Centre
Sur une période de vingt ans, entre 1981 et 2001, le Scottish Mask and Puppets centre a agit comme un catalyseur pour tous ceux qui sont intéressés par le théâtre de masques et de marionnettes.

Eden Court
Le théâtre de l’Eden Court à Inverness possède 800 et emploie 12 professionnels à temps plein . Répartis à travers les Highlands et rémunérés grâce à des dons, les professionnels forment chaque année plus de 5000 jeunes grâce à des ateliers de développement des compétences et des projets pour les jeunes scolarisés.

 

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Dr Zic et Mister Couak

Spectacle jeune pubic

Dr zik et Mr Couak

Pour les bouts d’chou des maternelles

On a volé le la. Ceci est très embêtant pour Dr Zic car la note de musique « la » est indispensable pour que les instruments puissent s’accorder.
Le diapason a disparu, dérobé par Mister Couak. Sans diapason, plus de la, donc plus de son produit par les instruments, donc plus de musique. Quelle catastrophe !
Heureusement, Dr Zic a une idée géniale, il va demander l’aide des bambins spectateurs pour ressusciter guitare, banjo, saxo, piano et même instrument folklorique. La trompette fera aussi son apparition.
Avec beaucoup d’humour les deux compères – style clown blanc et Auguste – régalent toute une salle de mômes en jouant et en chantant, ma foi, de fort charmantes chansons.
L‘art de découvrir en s’amusant la diversité des instruments de musique.

Présentation du spectacle :

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Je vous recommande ce spectacle que j’ai reçu au Théâtre du Coteau (Le Plessis-Robinson 92350)

Si vous souhaitez l’inviter dans votre salle des fêtes, théâtre, MJC, etc. envoyez-moi le mail ci-dessous et je vous mettrai en contact avec la Compagnie « La boîte à Zic ».

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